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Le DaTSCAN, un marqueur pour le pronostic de la maladie de Parkinson ? 2 septembre, 2014

Posté par thierryperonmagnan dans : Enseignement,Maladie de Parkinson , trackback

Le DatSCAN est utilisé (AMM) depuis longtemps pour le diagnostic différentiel entre un tremblement essentiel et un syndrome parkinsonien dégénératif (origine du tremblement) et entre maladie d’Alzheimer et maladie des corps de Lewy (origine des troubles cognitifs).

Par extension, il est devenu un outil diagnostic de seconde intention pour le diagnostic de la maladie de Parkinson par exclusion des autres signes : si pas tremblement essentiel, ni maladie d’Alzheimer, ni maladie des corps de Lewy, alors forte probabilité d’avoir une maladie de Parkinson idiopathique en présence des marqueurs striataux.

On a pu corréler l’importance des lésions à l’imagerie à l’importance de la clinique, restait à faire une  interprétation pronostique  de cette image. Une étude (ci-dessous réf JIM) va dans ce sens en corrélant l’imagerie à la quantité de levodopa prescrite dans la durée (suivi sur 3 ans) et au score clinique (Hoehn et Yahr). Les conclusions semblent aller dans le sens d’un parallélisme entre l’importance des lésions striatales constatées au DatSCAN, à la quantité de lévodopa prescrite sur 3 ans et au score de H&Y.

jim.gifL’ioflupane est un dérivé de la cocaïne qui, marqué par l’iode 123, devient le DaTSCAN, désormais largement utilisé dans le diagnostic positif des syndromes parkinsoniens, de la maladie de Parkinson idiopathique (MPI) et de la démence à corps de Lewy. Le déficit de la transmission dopaminergique présynaptique qui caractérise ces pathologies est bien mis en évidence par cette exploration fonctionnelle dont les performances diagnostiques ont été, par ailleurs, bien établies. En outre, l’importance des anomalies scintigraphiques serait corrélée à la sévérité du syndrome akinéto-hypertonique et à la bradykinésie observés dans les syndromes parkinsoniens, au point que l’on peut s’interroger sur leur valeur pronostique.

Parmi les questions qui se posent, il en est une qui vient vite à l’esprit : la gravité du déficit dopaminergique basal est-elle prédictive de la pharmacothérapie ultérieure ? La réponse semble bien être oui, si l’on se réfère aux résultats d’une étude de cohorte transversale dans laquelle ont été inclus 83 patients atteints d’une MPI avérée. Dans tous les cas, une tomoscintigraphie cérébrale au daTSCAN a été réalisée au moment du diagnostic clinique. Les images obtenues ont été interprétées de deux manières : d’une part, inspection visuelle, d’autre part, analyse semi-quantitative par calcul d’index de fixation prenant en compte la captation du radiopharmaceutique par les noyaux caudés et les putamens. La combinaison de ces deux approches a permis de distinguer trois stades (1, 2 et 3) dans la sévérité de la déplétion dopaminergique. L’évolution clinique sur trois années a fait l’objet d’une évaluation annuelle qui a reposé, d’une part, sur la classique échelle de Hoehn et Yahr, d’autre part, sur le recours quantifié aux antiparkinsoniens.

Les 83 participants (dont 66 % d’hommes ; âge médian, 65,0 ans) ont été répartis en 3 groupes, selon la sévérité des anomalies scintigraphiques définie par les grades précédents : (1) (n = 20)  (24 %) ; (2) (n = 53)(64 %) ; (3) (n = 10) (12 %). Au terme des trois années du suivi, les index de fixation semi-quantitatifs des noyaux caudés et des putamens ont été inversement corrélés : 1) à la lourdeur du traitement médical  (r = -0,26, p = 0,0201) ; 2) au stade sur l’échelle de Hoehn et Yahr (r = -0,32, p = 0,0029). Cependant, les variations inter-individuelles de la dose médiane de lévodopa (exprimée en unités équivalentes) se sont avérées considérables d’un grade scintigraphique à l’autre : (1) 325 (intervalle interquartile, 175-433) ; (2) 400 (300-635) ; (3) 460 (252-658).

Dans une certaine mesure, l’intensité de la déplétion dopaminergique basale, au moment du diagnostic de la MPI peut être associée à la prise de lévodopa à long terme. Cette variable est accessible à la tomoscintigraphie cérébrale au daTSCAN. Cependant, force est de constater que les variations inter-individuelles du traitement limitent la valeur pronostique de l’examen, car la pharmacothérapie de cette maladie est des plus complexes. Les résultats ne sauraient s’appliquer sans réserve à chaque patient, mais la tendance observée mérite d’être soulignée pour mettre en exergue l’intérêt d’une exploration qui, en l’espace de dix années, a largement modifié la prise en charge de la MPI et des syndromes parkinsoniens.

Dr Philippe Tellier

Nissen T et coll. Baseline [(123) I]FP-CIT SPECT (DaTSCAN) severity correlates with medication use at 3 years in Parkinson’s disease. Acta Neurol Scand., 2014;129:204-8.

Commentaires»

  1. Je suis diagnostiquée depuis 3 mois et le traitement fonctionne pourtant le datscan ne montre pas de manière convaincante une déplétion dopaminergiques.
    Est ce possible??merci

  2. BONJOUR JE VOUDRAIS SAVOIR QUE VEUX DIRE ASPECT DE DEPLETION DOPAMINERGIQUE NIGRO STRIEE BILATERALE PREDOMINNANT SUR LES PUTAMENS

  3. Bonjour je suis actuellement à pontchaillou à rennes j’ai la maladies de parkinson depuis 3 ans et ont ma posser le stimulateur cérébral depuis mardi 22 mai je reste à pontchaillou pour 3 semaine j’espère que sa vas marcher

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