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Maladie de Parkinson : la douleur négligée 29 décembre, 2014

Posté par thierryperonmagnan dans : Enseignement,Maladie de Parkinson , trackback

AccueilUn article dans EGORA, revue médicale en ligne,  Corinne Drault, le 10-12-2014, fait état d’une communication du Dr Olivier Rascol (Toulouse) sur la douleur dans la maladie de Parkinson.

Les douleurs chez les malades parkinsoniens sont spontanément peu évoquées par les malades, et peu prises en charge.

Il existe deux grands types de douleurs en rapport avec la maladie de Parkinson. Des douleurs mécaniques périphériques, liées aux symptômes moteurs, et des douleurs de type neuropathique central, liées à des modifications fonctionnelles des mécanismes de transmission de la nociception secondaires aux lésions de la maladie.

Afin d’étudier la prévalence et les facteurs associés à la douleur parkinsonienne (DP), une enquête épidémiologique a été menée auprès de 450 patients parkinsoniens et 98 malades non parkinsoniens de la région Midi- Pyrénées. Il n’existe pas de questionnaire validé pour identifier une DP. Seuls quelques critères permettent de trancher : la douleur est-elle reliée chronologiquement à la maladie ? Prédomine-t-elle sur la partie du corps la plus atteinte par la maladie ? Ou encore est-elle améliorée par les médicaments dopaminergiques ?

Résultats de l’évaluation : la proportion de malades parkinsoniens souffrant de douleurs chroniques était deux fois plus importante que celle observée dans le groupe témoin non parkinsonien (après ajustement des comorbidités). 25 % des parkinsoniens souffraient de douleurs non liées à la maladie (DNP), arthrosique le plus souvent, 39 % souffraient de DP, et un tiers de patients ne souffraient pas de douleurs.

 Des facteurs de risques identifiés

 La présence de DP était associée à un âge précoce des patients au début de la maladie, à la présence de complications motrices et à des symptômes dépressifs plus sévères. Les DP étaient plus sévères que les DNP. Pour autant, elles ont été moins souvent rapportées par les malades auprès d’un professionnel de santé que les DNP (74% versus 86%). Près de 50 % des malades parkinsoniens avec une DP consommaient un antalgique (généralement de niveau 1). Soit une consommation plus faible que celle des malades atteints de DNP (68 %), en dépit de douleurs plus intenses.

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