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Dénervation et torticolis spasmodique? 24 novembre, 2015

Posté par thierryperonmagnan dans : Enseignement , trackback

Il arrive que la toxine botulique ne soit pas performante chez certains sujets, ou que le patient développe une résistance au produit. La dénervation périphérique  sélective des principaux muscles concernés peut parfois être une solution de substitution pour améliorer la qualité de vie de ces patients. Un article dans le JIM sur le sujet, ci-dessous:

La dénervation périphérique sélective a encore sa place dans le traitement des dystonies cervicales

Dénervation et torticolis spasmodique? dans Enseignement carac_photo_1

Les injections régulières de toxine botulique sont le traitement principal de la dystonie cervicale. Cependant, certains malades sont non répondeurs primaires ou développent une résistance secondaire. Dans ces cas, une chirurgie sélective de dénervation peut être proposée.

A l’Hôpital Universitaire d’Umea en Suède, l’équipe du département de neurochirurgie a réalisé depuis 1993, 61 procédures de dénervation périphérique sélective chez 54 malades atteints d’une dystonie cervicale. Elle rapporte ses résultats long terme.

Tous les malades sauf trois étaient non répondeurs secondaires aux injections de toxine botulique.

Une dénervation périphérique du splénius, semi spinal et des muscles sternocléido mastoïdiens a été réalisée dans tous les cas par la méthode de Bertrand et la dénervation du muscle releveur de l’omoplate comme décrit par Taira et Anderson.

Les critères principaux d’évaluation comportaient l’échelle de torticolis de Tsui (ETS), l’EVA douleur et l’échelle de Fugl-Meyer (EFM) pour la qualité de vie.

Les évaluations ont été faites en préopératoire, à 6 mois en postopératoire puis à 42 mois (13-165).

Des données de suivi à 6 mois étaient disponibles pour 90 % des patients et à 42 mois pour 56 %.

L’ETS moyen en pré opératoire était à 10 et s’est amélioré à 4,5 à 6 mois (p < 0,001) et à 5,3 ultérieurement (p = 0,01).

Le score à l’EVA douleur est passé de 6,5 en préopératoire à 4,2 (p = 0,001) à 6 mois puis à 4 par la suite.

Le score sur l’EFM a évolué de 43,3 à 46,6 à 6 mois puis 51,1 ultérieurement (p < 0,05).

Une réintervention pour dénervation supplémentaire ou stimulation du pallidum a été nécessaire chez 26 % des malades.

Les complications postopératoires ont été peu fréquentes, à l’exception de la perte de sensibilité attendue dans la région C2, chez les malades ayant eu une dénervation de la branche postérieure de C2.

Les auteurs estiment que la dénervation sélective périphérique a encore sa place dans le traitement de la dystonie cervicale puisqu’un nombre significatif de malades ont des résultats satisfaisants à long terme avec une nette amélioration de leur qualité de vie.

Dr Juliette Lasoudris Laloux

RÉFÉRENCE
Bergenheim AT et coll. : Selective peripheral denervation for cervical dystonia: long-term follow-up. Neurol Neurosurg Psychiatry, 2015; 86: 1307-1313

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